Je pense

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Je pense donc...

Je pense donc... Les billets de cette catégorie sont la suite du raisonnement de Descartes.

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vendredi 16 décembre 2005

Début des méditations

Voici les premiers éléments de réflexion que nous avons tenté de démontrer :

  • Je pense, donc j'existe.
  • Je pense et j'ai des souvenirs successifs (une mémoire)
  • L'existence de ma mémoire implique que le temps existe. En effet, si un grand méchant esprit voulait me faire croire que le temps existe, il devrait simultanément m'immerger dans des souvenirs successifs et comme mes pensées se succèdent, il faudrait que j'ai simultanément des idées qui s'enchaînent, ce qui est impossible, que ces souvenirs soient miens ou non.
  • Donc le temps existe, par temps j'entend l'existance de modifications successives et irréversibles.

samedi 10 décembre 2005

Je pense donc je suis

Existe-t-il une chose absolument sûre ? Une vérité irréfutable, vraie même si le monde tentait de me prouver qu'elle est fausse ?

C'est ainsi que René Descartes a cherché puis trouvé un point d'appui pour déterminer ce qu'il peut tenir pour certain, ce qui est vrai.

Il utilise le doute méthodique, c'est à dire qu'il doute de la véracité de tout, qu'aucune idée, aussi évidente qu'elle puisse être, ne doit être considérée comme vraie. Puis il cherche quelque chose qui, malgré ce doute, reste vraie.

Son raisonnement est le suivant : notre expérience personnelle nous montre que certaines choses que nous savons ou que nous croyons se révèlent fausses comme le Père Noël. Comment, dès lors, savoir si quelque chose est vraiment vrai, ou si ce n'est qu'un artifice de notre esprit ? Quelle est La certitude, le point d'appui suffisemment sûr pour pouvoir bâtir une démonstration rigoureuse ?

La proposition Je pense, est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que la conçois en mon esprit, puisque je la réalise : je pense : je pense.

La seule chose dont il est certain, c'est donc qu'il pense. Le fait qu'il pense implique-t-il quelque chose ? S'il pense, c'est que quelqu'un pense. Pour penser, ce quelqu'un doit exister (pas forcément de façon physique).

Pour vérifier cela, Descartes utilise ensuite la méthode du doute hyperbolique, et fini par conclure que même si un quelconque mauvais génie tentait de le tromper, de faire croire à ce quelqu'un qu'il pense, il fallait bien qu'il trompe ce quelqu'un. Donc que ce quelqu'un existe.

Ainsi Descartes démontre son célèbre cogito : Je pense donc je suis. Chacun peut tenter de refaire ce raisonnement pour lui-même, et se démontrer qu'il existe. Nous l'avons fait, et nous nous demandons :

Que peut-on démontrer comme étant vrai à partir du cogito de Descartes ?

Ce site nous permettra d'exposer notre raisonnement.